Comment je peux protéger mon dos ?

Avec l’arrivée de l’automne et de l’hiver, nous sommes plus vulnérables. Plus sujets au petits désagréments, coup de froid. C’est aussi la période où le stress, la morosité peuvent s’accentuer, allant parfois jusqu’à la dépression et les blessures. 

Le raccourcissement  des journées, moins de luminosité, le stress de la rentrée qui s’achève, en font des raisons probables. 

C’est aussi l’une des périodes où les maux de dos sont les plus fréquents. Le changement de température, l’humidité, le stress sont des causes influençant grandement les maux de dos.  

Quelles solutions pour ces maux de dos qui vous empoisonnent la vie régulièrement  ?

Le mal du siècle comme on l’appelait au début du XXI ème siècle. Le mal de dos est en effet une problématique récurrente, qui survient chez toutes les personnes, actives ou non, séniors ou plus jeunes. 

Ces douleurs peuvent être issues de beaucoup de causes et sont plus ou moins bien traitées. Si vous n’avez pas eu ce type de problème, vous avez certainement dans votre entourage des proches qui s’en plaignent, et pour qui c’est un vrai handicap. 

Alors que faire pour s’en défaire? 

Nous sommes encore dans une société curative, ou l’assistance était (et malheureusement est encore) un des meilleurs remèdes : 

“Tu as mal au dos? Prends des médicaments.” Ou encore : “reste allongé” , au moins il ne t’arrivera rien (c’est sûr!) , “Prends un fauteuil tout confort”. 

Alors pour passer du curatif au préventif, que pouvons-nous faire? 

Avant tout, le mal de dos est une généralité car il existe un bon nombre de pathologies de la zone rachidienne, localisées à différents endroits. 

Mais avant d’aller plus loin, quelques précisions anatomiques : 

La colonne vertébrale  est la charpente du corps humain. Elle est essentielle dans son fonctionnement. 

La série de vertèbres qui la compose est empilée formant un axe central qui s’étend de la base du crâne au bassin. 

Sa forme en “S” permet de répondre aux contraintes de la position debout de l’homme moderne, grâce notamment à ses courbures : lordose cervicale, cyphose thoracique, lordose lombaire et la cyphose sacrée. 

Ces courbures permettent une certaine flexibilité et d’absorber les contraintes mécaniques. 

Il y a 33 vertèbres regroupées en 5 régions distinctes : 

  • Les vertèbres cervicales au nombre de 7 situées sur la partie supérieure (le cou) ; 
  • Les vertèbres thoraciques, situées au niveau du thorax où les côtes sont rattachées ; 
  • Les vertèbres lombaires, situées au dessus des fessiers (creux des reins) ; 
  • Le sacrum qui est composé de 5 vertèbres soudées ensemble ; 
  • Le coccyx qui lui aussi, est composé de vertèbres soudées (3-4). 

On pense souvent que ces dernières régions, du fait de leur profil anatomique, ont besoin d’être  figées alors qu’au contraire, elles ont besoin d’avoir une certaine mobilité, notamment avec le bassin. (articulation sacro-iliaque) .  

Les disques intervertébraux permettent d’amortir mais aussi à la colonne vertébrale de se fléchir, de se tourner et de s’incliner. L’hydratation joue là un rôle important car l’eau permet d’assurer ces fonctions  de manière optimale. 

Suite à ces descriptions anatomiques, la colonne vertébrale remplit donc plusieurs fonctions essentielles : 

  1. le soutien de la position debout, assise ; 
  2. la protection de la moelle épinière, système central du système nerveux ; 
  3. la mobilité du tronc ;
  4. la distribution de la charge en fonction de la position du corps. 

En d’autres termes, si vous prenez soin de votre colonne vertébrale, vous assurez donc vos mouvements de la vie quotidienne, et donc votre santé. 

Une des problématiques, c’est que nous n’en avons pas conscience !

Qui en lisant ces lignes pense à sa posture, à son dos, sauf quand il nous rappelle à l’ordre…? Autrement dit, quand il nous fait mal ou souffrir. 

Les différentes pathologies rachidiennes 

La colonne vertébrale peut être sujette à différentes affections comme les hernies, les fractures, la scoliose, spondylolisthésis, etc. 

Certaines sont plus fréquentes que d’autres. Déjà, il faut distinguer les problématiques liées à des chocs, accidents comme les fractures, des autres pathologies qui peuvent avoir de multiples origines : antécédent, environnement, morphologie, habitudes de vie, sportive. 

Ces affections peuvent être également renforcées par une mauvaise alimentation, un manque d’hydratation, du stress. Ces facteurs jouent un rôle non négligeable sur la colonne vertébrale et la santé. 

Les pathologies que l’on retrouve le plus souvent sont : 

  • Les hernies discales dues à la compression d’un nerf par un disque intervertébral : elles guérissent le plus souvent spontanément en quelques semaines. Leur traitement repose sur le soulagement de la douleur et de l’inflammation. La chirurgie n’est que rarement nécessaire. Des mesures d’hygiène de vie doivent être mises en place et suivies scrupuleusement pour éviter les récidives et l’apparition de douleurs chroniques, qui peuvent conduire à des complications. 
  • La scoliose est une déviation permanente de la CV dans les plans sagittal, frontal et transversal.  Elle est plus fréquente chez les enfants en  pleine croissance et nécessite le port d’un corset . 

A distinguer de l’attitude scoliotique , qui quant à elle, est une déformation uniquement dans le plan frontal. 

Nous pourrions aller plus loin dans les descriptions des pathologies et en citer d’autres, mais recentrons-nous sur les différents moyens et solutions que nous pourrions envisager. 

Parlons également de la lombalgie (ou du fameux lumbago) : ces douleurs interviennent surtout lors d’un exercice ou d’un mouvement mal exécuté, d’une charge trop lourde, d’une mauvaise préparation (échauffement) et s’accentuent (ou se déclenchent plus facilement) en période stress et de fatigue. Généralement, ces douleurs disparaissent en quelques jours, voire quelques semaines. 

Pour certains, ces lombalgies peuvent devenir chroniques, c’est-à-dire qu’elles durent plus de 3 mois et peuvent conduire à des états dépressifs. En effet, la limite dans l’ensemble des mouvements et les douleurs au moindre geste peuvent être décourageantes. 

Alors que pourriez-vous faire pour vous débarrasser de ces douleurs ou si vous savez que vous êtes sujets à des lombalgies? 

Les 10 conseils pour protéger votre dos (et pas que)

  1. Changez votre environnement et votre posture 
  2. Bougez régulièrement
  3. Contrôlez votre poids de corps
  4. Étirez-vous
  5. Hydratez-vous
  6. Changez vos chaussures
  7. Optimisez votre sommeil 
  8. Mettez en place une routine d’exercices
  9. Prêtez attention à vos positions
  10. Évitez de fumer
  1. Changez votre environnement et votre posture : La société moderne à tout fait pour assister le plus possible chaque individu et rendre la vie plus confortable. Entendez par là, l’économie de chaque geste, effort ou contrainte. Et cet environnement n’est pas forcément adapté. Prenez l’exemple de la position au bureau : avec un ordinateur portable. C’est une position qui accentue l’hyperextension cervicale, et la cyphose dorsale, autrement dit le dos rond et la tête en avant. Imaginez cette position prolongée pendant plusieurs heures, jours, années… 
  2. Bougez régulièrement : Notre corps n’est pas fait pour rester assis ou immobile. Il se nourrit des mouvements, et plus ils sont variés et fonctionnels, mieux c’est ! C’est pourquoi nous proposons des séances de functional training. 
  3. Contrôlez votre poids de corps : L’excès de poids occasionne des pressions supplémentaires au niveau de la colonne vertébrale. Il est donc préférable de conserver un poids de corps adapté à votre morphologie et vos besoins. 
  4. Étirez-vous : Les étirements au même titre que le renforcement musculaire permet de conserver une mobilité optimale. Évitant ainsi les phénomènes de compensation et de contrainte. 
  5. Hydratez-vous : L’eau compose plus de la moitié de notre corps. Ce n’est pas tout, l’hydratation est essentielle pour le dos car une déshydratation, notamment des disques intervertébraux ne remplissent plus correctement leur fonction d’absorption des  chocs. 
  6. Changez vos chaussures :  vos pieds, c’est le support de votre corps. Donc si sa répartition est mal assurée, où que vos chaussures ne sont pas adaptées à votre morphologie, les répercussions peuvent se ressentir au niveau du dos. Prenons l’exemple d’une personne  qui a quelques millimètres ou centimètres de décalages entre la jambe droite et la jambe gauche. Si cet écart n’est pas corrigé à l’aide de semelles spécifiques, cela pourrait entraîner une bascule du bassin et une compensation au niveau lombaires. 
  7. Optimisez votre sommeil : le sommeil joue un rôle significatif dans la gestion des maux de dos. Il est important de maintenir une bonne hygiène du sommeil, de choisir un matelas et un oreiller appropriés, de dormir dans une position qui prend en compte la santé de votre dos, et de gérer le stress et l’anxiété pour prévenir ou réduire les douleurs dorsales.
  8. Mettez en place une routine d’exercices : c’est un des points essentiels! Mettre en place une dynamique de mouvements de manière régulière vous aidera sans nul doute. Par contre, il faudra voir avec un de nos coachs pour savoir ce qui vous correspond le mieux par rapport à vos douleurs ou fragilités. C’est d’ailleurs pourquoi nous avons mis en place un pack spécifique de suivi sur les maux de dos : 6 semaines de suivi et d’accompagnement individuel. 
  9. Portez attention à vos positions : En dehors des positions de travail, il reste les positions de la vie quotidienne. Faire attention à ces mouvements tellement simples mais où l’on se blesse tellement facilement. Par exemple : se baisser, prendre une valise, soulever un meuble… 
  10. Évitez de fumer : On pourrait se demander en quoi la nicotine vient accentuer les problèmes de dos. En effet, il n’y a pas de cause à effet direct comme pour certains conseils cités précédemment. Il serait préférable de voir notre corps comme un “tout” et non pas de façon analytique. En d’autres termes : le tabac accentue les inflammations, la vasoconstriction,  réduit l’apport en oxygène au niveau des disques. 

Conclusion : L’activité physique, c’est le meilleur remède, qui fonctionne et qui coûte beaucoup moins cher (essayez de calculer le coût non seulement financier mais personnel entre les consultations, les médicaments, etc.). 

Alors c’est vrai que c’est plus difficile que d’avaler un Doliprane, mais capitalisons sur notre santé et notre bien-être, et ce, le plus longtemps possible.

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